Quel est votre parcours de formation ?

J’ai débuté la céramique à 14 ans lors d’un stage découverte de trois jours. Je me suis ensuite orienté vers un CAP tournage en céramique où j’ai appris à tourner en série, puis vers un BMA céramique où j’ai pu survoler beaucoup d’étapes de fabrication, de décoration, la conduite des fours et les fabrications des émaux.

Suite à ces quatre années d’études, j’ai pu travailler dans divers domaines liés à la céramique (fournisseur, poterie, animation…) avant de m’installer, en 2014, au village potier du Fuilet.

 

Comment décrivez-vous votre travail ?

Un utilitaire pour le quotidien, des pièces décoratives pour les yeux, et un utilitaire « pièces uniques » pour des instants singuliers.

 

Vos céramiques m’évoquent les mots de Soetsu Yanagi pour caractériser l’objet mingei, soit  « naturel, sincère, sûr, simple » (Histoire de mes collections, 1955). Peut-on dire que vous avez fait de votre éthique une esthétique ?

On peut dire cela comme cela, mon travail actuel est de travailler avec des argiles locales (préparation par des poteries et briqueteries des Pays de la Loire).

L’idée est de ne pas dénaturer l’argile, je veux la garder telle qu’elle, afin qu’elle dévoile toute sa richesse.

La production est réfléchie pour des pièces du quotidien, des pièces décoratives et un utilitaire « pièces uniques ». Chacune de ces productions doit correspondre au cahier des charges qu’un utilisateur en demande. Et il me plait de penser et travailler chaque détail de ce cahier des charges, formes, ergonomie, texture, mais aussi tarifs car il est important que mon travail reste accessible.

 

Qu’est-ce qui nourrit votre pratique ?

Je pense que cette démarche, de travailler avec des terres locales, est très nourrissante.

Je dois constamment m’adapter aux matériaux que je travaille et c’est très enrichissant techniquement.

Il y a aussi une matière qui s’exprime certes par ma technique, mais surtout par le fait qu’elle ne soit pas dénaturée. C’est à travers la cuisson que je peux découvrir toutes les subtilités d’une argile. Et par l’erreur, que j’avance régulièrement dans mon travail de création. 

C’est un cercle sans fin que de chercher et toujours expérimenter des matières brutes de mon territoire.

 

 

 

2004 découverte de la céramique
2006 première expérimentation de four à bois et des argiles locales
2008 première cuisson en four Anagama (four à bois Japonais) et attrait pour les matières brutes
2014 création de l'atelier
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